Jean-Pierre Chevènement contre le mini-traité
L'ancien ministre et président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen a trouvé un excellent argument pour contraindre Nicolas Sarkozy à organiser un référendum sur la Constitution européenne, quelque soit la volonté du chef de l'Etat de faire l'économie d'une consultation du peuple français, qui dénonce un texte aussi copieux (le mini-traité fait 300 pages) qu'"illisible" et s'indigne que des juristes se soient "amusés par un jeu de Légo à reconstituer la Constitution européenne découpée en petits morceaux", demande aux députés et aux sénateurs qui doivent se réunir en congrès en début d'année pour modifier la Constitution de ne pas se prononcer sur le fond mais seulement sur la forme.
" Le traité de lisbonne, comme la Constitution européenne rejetée le 29 mai 2005, exige une révision constitutionnelle préalable pour pouvoir être ratifié. Celle-ci doit réunir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès. Les deux cinquièmes du Congrès, à supposer que tous les parlementaires votent, cela fait 363 voix. Or cette minorité de blocage existe si tous les parlementaires se souviennent des engagements qu'ils ont pris pendant la campagne présidentielle. A tous ces parlementaires, et aussi aux autres, je demande: comment pourriez-vous demain déplorez la crise de la démocratie, le fossé entre le peuple et les élites, l'abaissement du Parlement, si vous deviez vous-mêmes consacrer par votre vote le droit du Président de la République de déclarer nul et bon avenu un vote référendaire aussi explicite que celui du 29 mai 2005."
" Le traité de lisbonne, comme la Constitution européenne rejetée le 29 mai 2005, exige une révision constitutionnelle préalable pour pouvoir être ratifié. Celle-ci doit réunir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès. Les deux cinquièmes du Congrès, à supposer que tous les parlementaires votent, cela fait 363 voix. Or cette minorité de blocage existe si tous les parlementaires se souviennent des engagements qu'ils ont pris pendant la campagne présidentielle. A tous ces parlementaires, et aussi aux autres, je demande: comment pourriez-vous demain déplorez la crise de la démocratie, le fossé entre le peuple et les élites, l'abaissement du Parlement, si vous deviez vous-mêmes consacrer par votre vote le droit du Président de la République de déclarer nul et bon avenu un vote référendaire aussi explicite que celui du 29 mai 2005."
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