Mais où est passé notre argent ces 30 dernières années?

Publié le par Ulysse

Le grand débat de ces derniers jours est: "comment redonner du pouvoir d'achat aux français?"
Certes la question est forte intéressante et nécéssite une réponse dans les meilleurs délais.
Mais une question me vient tout de même à l'esprit: "où est passé notre argent ces 30 dernières années?"

Faisons un bref récapitulatif, un récapitulatif de citoyen, et non de politicien ou de spécialiste.
Lors de ces 30 dernières années, les prélèvements en tout genre n'ont cessé d'augmenter. Nous sommes un des pays européens, si ce n'est le pays européen le plus taxé de l'UE et en même temps l'un des plus endettés.

Mis à part ces 5 dernières années où les impôts sur le revenus ont quelque peu baissé, sur l'ensemble des 30 dernières années, ils ont augmenter. 

Dans le même temps la TVA est passé de 18.6% à 20.6% pour finir à 19.6%, donc au final, la baisse à 19.6% n'a pas compensé la hausse prise en 1995.

Les différentes, CSG, CGS bis, RDS et toutes autres cotisations en tout genre sur nos fiches de paie, n'ont cessé d'augmenter.

On sait maintenant que la vignette sur les véhicules, qui étaient censée aller aux retraités, ne leur a jamais profité mais est allée directement dans les caisses de l'Etat.

Continuons notre décompte d'argent partant dans les caisses de l'Etat: taxes sur le pétrôle, augmentation des contraventions routières, le lundi de pentecôte dont nous faisons cadeaux à nos dirigeants, etc...

L'Etat, qui n'a cessé d'augmenter nos prélèvements, a pour sa part largement baissé ses dépenses en se déchargeant sur les régions et les départements pour bon nombre de dépenses (routes nationales qui deviennent des départementales etc...) ce qui nous a valu des hausses sans limites de nos impôts locaux ( taxe d'habitation et taxe foncière).
De plus, on ne cesse de nous rabacher qu'il y a de moins en moins de chômeurs, donc celà devrait nous faire faire des économies.

Mais alors où est passé tout cet argent qui nous a été prélevé toutes ces années???

Si nous faisons un bilan des principaux ministères:
Les hôpitaux sont loin d'être flambant neufs par leur rénovations ou leurs contructions.
La police a des commissariats où même certains SDF ne voudrait pas passer une nuit et on ne parlera pas des écoles de police qui sont dans un état inommable.
L'armée n'a cessé de se débarasser de ses "bases militaires" et il est bien connu que le matériel n'est pas de première jeunesse, et nos braves militaires ne peuvent presque pas s'entrainer faute de munitions d'entrainement.
Le ministère de la justice ne nous a pas couté beaucoup non plus dans la mesure où les tribunaux n'ont pas été rénovés, les prisons non plus, et il n'y a pas eu de constructions majeures de prisons.
Les écoles ne sont pas non plus dans état très reluisant même si ces dernières années, un programme de rénovation des collèges et lycées avait été lancé.

Alors où est l'argent?

Nous avons longtemps entendu un discours selon lequel nous stigmatisions les chômeurs et les RMIstes. Mais qu'en est-il vraiment?

La réalité est celle-ci: tandis que le travailleur se voyait payer toujours plus de taxe, se voyait demander à se serrer la ceinture, à être solidaire, et surtout d'accepter tout ceci sans rien dire, les aides sociales n'ont jamais cessé d'augmenter.
Alors, soyons clair, je ne dis pas que tout l'argent est parti dans les aides, je n'accuse pas mais je constate que le travailleur est stigmatisé parce que dans l'esprit des gens, il gagne de l'argent alors que le sans-emploi n'a pas d'argent.

Mais qu'en est-il réellement?

Quand le travailleur a payé son loyer, ses factures, ses impôts et taxes diverses, il ne lui reste plus rien. Mais il est vrai qu'au journal de TF1, çà ne fait pas pleurer dans les chaumières.
Par contre, quand les chômeurs demandent une prime de noël et qu'elle soit augmenter chaque année, personne ne trouve rien à redire, pas même le travailleur qui va la payer grâce à ses impôts mais n'en profitera jamais, parce que dans le monde du travaile on ne fait pas de cadeaux.

Quand monsieur Sarkozy s'adresse aux français en leur demandant qui ne peut pas payer 4 euros par mois pour les franchises médicales, le travailleur n'ose pas dire qu'il paie suffisament pour être de moins en moins bien remboursé. Il ne peut pas dire qu'il ne peut pas se faire remplacer une dent parce que çà lui coute trop cher ou bien s'acheter des lunettes car elles sont également trop chères.

Et ces franchises médicales, pourquoi, alors que le Président dit que 4 euros par mois est à la portée de toutes les bourses, pourquoi ne les applique t-il pas aux chômeurs et bénéficiaires de la CMU?

Le travailleur est toujours bon a payé et à ne surtout rien demander, ne surtout pas se plaindre parce qu'il a un travail. Mais qui se soucit de sa situation à la fin de chaque mois? Qui se soucit de savoir comment à la fin de l'année il va payé ses impôt sur le revenu, ses impôts locaux et s'il pourra s'acheter des cadeaux de noël à lui et à sa famille sans être à découvert?

Mais dira t-on, il a un travail de quoi se plaint-il? Il a à se plaindre qu'il paie toujours plus pour en avoir toujours moins à la fin du mois et voir que ses impôts ne servent pas à l'école dans laquelle ses enfants vont, qu'ils ne vont pas à la sécurité qui devrait empêcher qu'il se fasse brûler sa voiture, qu'ils ne vont pas dans les hopitaux dans lesquels il va se faire soigner.

Alors, j'ai envie de dire que la hausse du pouvoir d'achat des français peut se faire par la baisse des prélèvements que doit supporter le travailleur.

Mais, certains demanderont alors qui va cotiser, qui va faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat. Alors à ceux-là je leur répondrais qu'il faut changer la problématique. Il ne faut plus se demander qui va faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat mais pourquoi nos cotisations toujours plus excessives n'ont jamais suffit. Alors dans ce cas, il faut se demander: "comment l'Etat dépense notre argent?" et "ne peut-il pas le dépenser autrement?"  Ne peut-il pas le dépenser pour l'éducation de nos enfants, la sécurité de nos concitoyens, ainsi que leur santé? 

La problématique ne serait plus lié aux recettes de l'Etat mais au bien fondé des dépenses.

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Publié dans Décryptage

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