FN, fin
Si le second tour de ces élections législatives peut sans doute se lire en filigrane du premier, il est prématuré de dire à quelle République nous aurons affaire au soir du 17 juin, quels seront ses contours, ses attributs, ses contre-pouvoirs ; si elle prendra des airs de second Empire ou de monarchie constitutionnelle. Il suffirait que l'abstention soit moindre, que la mobilisation des partis d'opposition soit plus efficace, pour corriger l'effet presque caricatural de la victoire de la droite, tant celle-ci est spectaculaire. Et révélatrice d'une aspiration profonde des Français aux réformes.
Mais on peut dresser sans attendre, avec la force de la chose votée, l'acte de décès de l'extrême droite. A 4,29 %, le parti de Jean-Marie Le Pen est ramené à ses scores d'il y a plus de vingt-cinq ans, lorsqu'il n'avait pas encore accompli sa première percée des municipales de 1983, à Dreux. Pendant un quart de siècle, le Front national fut un funeste acteur de la vie politique, tentant de populariser, avec un succès grandissant, un discours xénophobe et raciste qui culmina le 21 avril 2002, lorsque M. Le Pen accéda au second tour du scrutin présidentiel en éliminant le candidat socialiste. Cette longue, trop longue parenthèse, se referme. La décrue du FN tient largement à la stratégie de "triangulation" menée par le candidat Sarkozy, consistant à provoquer l'extrême droite sur son propre terrain, avec un discours de fermeté sur la sécurité, l'immigration et l'"identité nationale". Si le FN a atteint son étiage, c'est aussi que ses électeurs de 2002 ont compris que cette formation, quels que soient ses succès électoraux, ne serait jamais en mesure d'exercer le pouvoir. Et le sort des partis privés d'une perspective de gouverner est de disparaître. Ou de vivoter.
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C'est une leçon que devra méditer le Parti socialiste. Faute d'avoir su à temps se rénover, il n'a offert qu'une faible résistance à la droite, n'ayant pas réussi à attirer vers lui les électeurs du centre. Le sursaut que le PS peut espérer le 17 juin ne le dispensera pas d'un profond aggiornamento.
Eric Fottorino, Le monde
Cet article m'évoque 2 choses:
La première, c'est la neutralité du journaliste. Alors que le FN se défend d'être raciste et xénophobe mais se dit franophile, Eric Fottorino n'hésite pas à accuser le FN d'être raciste et xénophobe. Est ce qu'on parle des massacres du PC à Marie George Buffet?
La deuxième chose que cet article m'évoque, et la plus intéressante est que le Front National est mis à mal parce que le pouvoir politique, et les médias ont découragé ses électeurs mais certainement pas parce que les idées du FN sont mortes.
Par contre, la gauche qui malgré un double mandat présidentiel de droite, n'arrive pas à gagner des élections, là çà me semble être un échec des idées
Alors, qui est le vrai perdant des élections législatives et présidentielles? Sur les idées, il me semble que le FN est vainqueur dans la mesure où même la gauche, chantait la Marseillaise et resortait les drapreaux français.
Alors, en cas d'égalité de traitement, qui l'emporterait et que ferait le Front National?
Pour moi la question se situe là, mais bien évidemment, c'est pas politiquement correct...
En conclusion, je répeterais un adage d'un de mes profs d'histoire alors que j'étais au lycée: " Les chiffres, c'est comme un string, çà te montre tout sauf l'essentiel".
On nous bourre le mou avec des chiffres pour cacher l'essentiel, la victoire des idées du Front National et la victoire de la propagande malhonnête qui désert la démocratie.
Cet article m'évoque 2 choses:
La première, c'est la neutralité du journaliste. Alors que le FN se défend d'être raciste et xénophobe mais se dit franophile, Eric Fottorino n'hésite pas à accuser le FN d'être raciste et xénophobe. Est ce qu'on parle des massacres du PC à Marie George Buffet?
La deuxième chose que cet article m'évoque, et la plus intéressante est que le Front National est mis à mal parce que le pouvoir politique, et les médias ont découragé ses électeurs mais certainement pas parce que les idées du FN sont mortes.
Par contre, la gauche qui malgré un double mandat présidentiel de droite, n'arrive pas à gagner des élections, là çà me semble être un échec des idées
Alors, qui est le vrai perdant des élections législatives et présidentielles? Sur les idées, il me semble que le FN est vainqueur dans la mesure où même la gauche, chantait la Marseillaise et resortait les drapreaux français.
Alors, en cas d'égalité de traitement, qui l'emporterait et que ferait le Front National?
Pour moi la question se situe là, mais bien évidemment, c'est pas politiquement correct...
En conclusion, je répeterais un adage d'un de mes profs d'histoire alors que j'étais au lycée: " Les chiffres, c'est comme un string, çà te montre tout sauf l'essentiel".
On nous bourre le mou avec des chiffres pour cacher l'essentiel, la victoire des idées du Front National et la victoire de la propagande malhonnête qui désert la démocratie.
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