Les étudiants et RESF manifestent contre Nicolas Sarkozy

Publié le par Ulysse

ravant un vent plutôt frais, plusieurs centaines d'étudiants et lycéens ont  manifesté jeudi après-midi dans les rues de la capitale, marquant ainsi à leur manière l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Des jeunes ont aussi battu le pavé à Rennes, Lille, Tours, Toulouse, Lyon et Marseille. A Paris, sur les banderoles, on pouvait lire "Sarko, facho, le peuple aura ta peau", ou encore "Sarkozy au Kärcher, qui sème la misère récolte la colère".

"Sarko, facho, le peuple aura ta peau"
Parti de la place de la Bastille, le cortège a rallié Nation. Les manifestants répondaient à l'appel de six organisations étudiantes. Ils s'inquiètent des intentions éventuelles du nouveau locataire de l'Elysée en matière d'éducation, redoutant notamment l'introduction d'une sélection au sein des universités et l'augmentation des frais d'inscription. Rémy Frey, étudiant en histoire à Paris VII, membre de la Fédération Syndicale Etudiante Unitaire et Laïque, s'oppose ainsi "à la mise en concurrence des universités" et refuse "une logique d’élite qui exclut le plus grand nombre".

Certains s'interrogent malgré tout sur l'opportunité de se mobiliser dès maintenant, comme Antoine Mijongos, étudiant en master d’histoire à Nanterre: "Il y a eu beaucoup de débats entre étudiants à Nanterre. Les divergences portent sur le moment de la lutte : dès maintenant, ou en septembre. C’est plus Sarkozy qui énerve que son programme, parce qu’on ne sait pas trop encore ce qu’il va faire. Si ce n’est que Sarkozy est le candidat du Medef et qu’on craint des privatisations des universités".

De son côté, le Réseau éducation sans frontières (RESF) soutenait dans l'après-midi un rassemblement de lycéens parisiens sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, pour protester contre des menaces d'expulsion pesant sur des lycéens sans papiers. Une trentaine de dossiers de jeunes majeurs, donc expulsables, issus d'établissements parisiens ont été rassemblés et déposés à la préfecture par des représentants des manifestants, a précisé à l'AFP une participante, Karine Teffo, professeur d'histoire-géographie et membre de RESF. "Aujourd'hui l'idée est de rappeler qu'il existe des élèves en situation critique et qu'ils doivent être régularisés. On ne peut pas accepter de les lâcher alors qu'ils ont leurs examens à passer", a-t-elle indiqué. "Nous voulons montrer au nouveau président et à son futur gouvernement qu'on va rester mobilisé, et tout l'été s'il le faut. Il n'y a pas de raison que ces jeunes qui quittent un cursus scolaire normal et parfois brillant ne soient pas régularisés", a déclaré de son côté Grégoire Truttmann, secrétaire fédéral de l'Union nationale lycéenne (UNL) à Paris.
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A
je suis contre sarko moi aussi, mais malheureusement il n'y a rien à faire, comme ci les manifestations allaient changer quelque chose :( il a trop de fierté ce type
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