Comment peut-on prendre ce genre de témoignages au sérieux??(2)
"Lundi 7 mai, Malcom et moi descendons à Bastille, on a entendu parler d'un rassemblement anti-Sarkozy. Pour nous c'est normal de manifester, c'est comme contre Le Pen en 2002( le respect de la démocratie bien évidemment, respect de TOUS LES ELECTEURS), il faut une résistance de la population(On devrait même tuer tous ceux qui n'ont pas la même opion que soi, le problème serait plus vite réglé). Il y a environ 200 personnes sur le rond point central qui bloquent la circulation. Une petite altercation a lieu avec un automobiliste qui veut foncer dans la foule. Les CRS chargent, tout le monde détale dans la rue de Charenton, certains hurlent 'pas par là, c'est un traquenard'. "Nous sommes à l'arrière du cortège, et en courant, Malcom brise des vitres de voitures, des rétroviseurs( rien de choquant en somme, une distraction comme une autre, d'ailleurs, je dois faire vite à taper l'article car je dois aller brûler quelques écoles, qu'est ce que çà détend...), je vois des gens mettre le feu à des poubelles et casser des vitrines.
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Là j'entends 'sale noir tu vas voir, on va t'attraper'( le premier critère de selection chez les flics, c'est d'être raciste bien évidemment), je me retourne et je vois qu'il y a six policiers sur Malcom. Il y a de la fumée de lacrymogènes partout, je crie 'arrêtez, ne frappez pas, ne frappez pas'. Ils le tapent tellement qu'il a l'air évanoui, ils continuent de l'insulter : 'sale négro', 'prends ça'( en fait s'il y avait eu la Seine à côté, il l'aurait jeté dedans en rigolant comme des gros racistes qu'ils sont). J'essaie de m'interposer, ils se tournent vers moi, me matraquent, hurlent des choses que je ne comprends pas, je suis projetée au sol, gazée au visage à bout portant, je ne vois plus rien, je ramasse des coups.
Je m'écarte, les yeux rouges, et quand je reviens sur les lieux, je ne vois plus Malcom, seulement quelques traces de sang.
Le lendemain matin, j'apprends qu'il est en garde à vue et doit passer en comparution immédiate. Il est inculpé de dégradations de bien privés [pour avoir cassé une vitrine et quelques rétroviseurs] (là je comprends pas, si on peut même plus casser en paix, qu'est ce qu'il y a de choquant après tout, c'est comme le trivial poursuit)et rébellion. Le jugement est renvoyé à la fin du mois.
J'ai porté plainte à l'inspection générale des services (IGS) pour violences, même si je sais que ça ne servira pas à grand-chose(bien évidemment les flics ont tjs toute impunité, et depuis Sarko ils ne sont jamais virés de la police, jamais sanctionné, il paraît même que plus ils tapent de noirs et d'arabes, plus ils sont payés à la fin de mois et plus vite ils montent en grade, si si je vous jure que c'est vrai). En attendant, Malcom reste en détention provisoire, sans même avoir été jugé( quel scandale!!! mais dites moi, comparution immédiate pas bien et jugement ultérieur pas bien non plus, qu'est ce qu'on fait alors, suis je bête , on remet en liberté et on ne juge pas bien sur). Il a un casier judiciaire ( franchement c'est étonnant, il a l'air si bien ce petit), mais il a déjà payé sa dette(et a surtout bien retenu la leçon) et là il a juste brisé quelques rétroviseurs( on chipote vraiment pour rien, après tout fallait pas garé sa voiture là non plus, elle gêne un peu pour la manif, çà mériterait même une contravention). Et la vitrine qu'on l'accuse d'avoir brisé, le propriétaire du magasin ne porte pas plainte (de quoi on se mêle alors...) et accepte qu'on le rembourse. Et ils veulent le mettre six mois en prison pour ça…" (quel pays fascite!!! c'est honteux de punir un petit gars aussi bien, on devrait lui donner la medaille du mérite après tout)
Ce qui est drôle, c'est qu'on peut lire 200 témoignages sur la police, c'est toujours la même chose. Racisme, violence injustifiée, faut faire qqc Monsieur Sarkozy, les casseurs respectables ont des droits aussi.
Mais j'oubliais, les policiers, eux, ont le devoir de réserve. Facile de taper sur la gueule de ceux qui ne peuvent répondre et qui ne seront déféndu par personne.